Lucienne Girardier Serex

Nom des Rues

Mosaïques

Egypte

Alexandrie

Lignières et ses noms des rues

Noms des rues du village de Lignières.

J'ai eu l'honneur et le plaisir de faire partie de la commission du conseil général qui a planché sur ce dossier.

 

Nous avons travaillé à partir des archives, du cadastre, des témoignages des anciens facteurs, Willy Schori et Nagolet.

 

Mosaïques

L'Egypte et ses énigmes spirituelles

Rien ne surpasse l'émotion d'avancer, lentement, de cour en cour, jusqu'au Saint des Saint.

 

On lit la Genèse, l'Exode, le Deutéronome, Samuel et les Rois. On suit le Peuple, on assiste à sa sortie d'Egypte, au cheminement dans le désert, au don des Lois, à l'entrée dans le Pays promis, aux guerres, à la construction du Temple.

Le Temple dans lequel, plus tard, Jésus a étudié, à parlé, a chassé les vendeurs, a prophétisé.

 

On ressent fortement la sainteté de ce Saint des Saint qui contient l'arche de l'Alliance, ce lieu où n'entrent que le Grand Prêtre...et Dieu. Ce lieu saint dont le voile s'est déchiré le jour de la crucifiction.

 

L'Egypte le donne à voir, non dans le Temple disparu de Jérusalem, mais dans les nombreux temples conservés, dédiés à Isis ou à Horus ! Il faut croire que Dieu a pris la peine de partager la Révélation.

Cette page n'est pas complète, rendez-vous dès qu'elle sera terminée!

 

Bybliothèque d'Alexandrie

 

Inutile de le nier: pour un écrivain, se retrouver sur le site de la bibliothèque d'Alexandrie, c'est impressionnant.

 

 

J'ai tenu à poser devant la statue de son concepteur, Démétrios de Phalère qui, malheureusement n'a pas été sculpté par Michel-Ange. Il ressemble à un mannequin de grands magasins, pâle et sans caractère.

N'empêche, son idée est toujours là, 2300 plus tard! On n'a retrouvé aucune trace archéologique de la fameuse bibliothèque, mais on sait par les textes qu'elle a existé. Les Egyptiens et l'UNESCO ont décidé de la reconstruire et de la remplir à nouveau. La pérennité d'une idée, voilà qui est émouvant.

 

Vous trouverez de nombreux détails de son histoire sur le site Wikipédia

 

 

 

 

Quelques anecdotes, cependant:

 

Il ne s'agissait pas seulement d'une bibliothèque, mais d'un palais des Muses: un musée.

A l'époque des Ptolémées, elle devait contenir 500 000 volumes. Le mot volume vient du latin VOLUMEN qui signifie "chose enroulée". En effet, il ne s'agissait pas de livres reliés, mais de rouleaux de papyrus. Les navires qui abordaient dans le port d'Alexandrie étaient invités à déposer les manuscrits qu'ils contenaient afin de permettre à la bibliothèque d'en faire une copie. Une armée de traducteurs traduisirent en grec des fonds de documents envoyés par tous les pays connus.

 

Ce travail gigantesque nécessitait un grand nombre de papyrus. Or le papyrus ne poussait qu'en basse Egypte: il en est même le symbole, alors que celui de la haute Egypte est le lotus.

 

 

Photo: Les deux personnages représentent la Haute et la Basse Egypte. Ils scellent un accord représenté par le noeud. Entre leurs jambes, les symboles de leur région: le papyrus pour la Basse Egypte, le Lotus pour la Haute Egypte. Les deux plantes sont également représentées sur les chapiteaux de colonnes avec la même distinction.

Temple de Louxor

 

 

 

Alexandrie, dans le delta du Nil était bien placée pour se procurer la matière première. Le limon du Nil suffisait, avec le suc du papyrus à coller les bandelettes l'une sur l'autre. Pline l'Ancien décrit très précisément la fabrication du papyrus par bandelettes croisées et frappées. Il énumère les différentes qualités du papier obtenu en fonction de partie du papyrus employée et de la grandeur de feuillet obtenue.

 

La légende dit que les 72 rabbins (6 par tribu) qui ont traduit la Bible en grec l'ont fait en quelque sorte sur mandat de la bibliothèque d'Alexandrie. Ils se seraient enfermés sur l'île de Pharos (sur laquelle était construit le phare qui en a pris le nom). Leur traduction est connue sous le nom de Bible des septante.

 

Les historiens ne s'accordent pas sur les causes de la disparition de la bibliothèque d'Alexandrie. Incendies, guerres fratricides, intolérance religieuse, plusieurs scénarios sont évoqués, peut-être tous part de la vérité. Une chose est sûre: l'activité des copistes est primordiale pour la conservation des documents. Un papyrus tombe en poussière après deux cents ans, quel que soit le mode de conservation. Il est donc primordial de recopier régulièrement les manuscrits afin qu'ils échappent à la destruction. Lorsque ce travail n'est pas maintenu, les pertes sont irrémédiables.

 

Malgré tout, quelques papyrus antiques ont été retrouvés, conservés par miracle dans des conditions exceptionnelles, non pas à Alexandrie, mais dans des lieux désertiques de la Haute Egypte. Tel est le cas de l'Evangile de Jean, nommé Papyrus Bodmer II.

Pour ceux qui n'auraient pas l'occasion de se rendre à Alexandrie, une visite s'impose à Genève à la fondation Bodmer. Des chefs-d'oeuvre y sont conservés: à voir absolument!

 

 

 

 

Quelques photographies de la Bibliothèque actuelle: